vendredi 31 octobre 2008

Jour 7: Les 4 000


Lever à l'aube direction Sillustani, site funeraire inca dominant les eaux cristallines du lac Umayo : vue époustouflante, et surtout on dépasse enfin les 4 000 mètres ! On souffle un peu moins, on commence à s'habituer à la vie dans les hauteurs.
Le reste de la journée sera plus calme, entre terrasses, marché, sieste, et petites balades. Demain, nouvelle tentative pour Cuzco, la grève est visiblement terminée...

jeudi 30 octobre 2008

Jour 6: D'aprés le routard, Taquile n'est pas trés touristique...



Aprés seulement 10 heures de sommeil, direction le port pour une journée sur le lac Titicaca.



Nous visitons d'abord les iles flottantes des Uros qui ne sont autres que des tas de roseaux. Mais vraiment des tas, sur plus de 3 métres. L'ídée de faire un jogging nous traverse l'esprit mais nous renoncons bien vite, rien que pour aller aux toilettes on souffle comme des boeufs.



Puis, deux heures de bateau pour arriver a la fameuse ile Taquile, jugée peu touristique par le Routard (Le Lonely se contente de ne rien dire). Bon, OK c'est vrai que c'est sympa mais la visite s'effectue en groupe et nous sommes plutot du genre vieux loups solitaires...

Retour sous l'orage, dommage, le ciel était si incroyablement bleu ce matin...

Jour 5: Cuzco, vous avez dit Cuzco?

Et bien non! Afin de ne pas mourir caillassés par les combattants péruviens qui bloquent l'accés á Cuzco, nous nous rabattons sur le plan B, direct á Titicaca.
De toutes facons il parait qú'il n'y a rien á voir á Cuzco et que le Macchu Pichu est trés surfait...

Quelques heures de bus plus tard, aprés avoir traversé des paysages desertiques ou á tendance écossaise, peuplés de lamas, alpagas et vigognes, nous débarquons donc á Puno, 3800 métres d'altitude, pas du tout perturbés par le manque d'oxygéne.
Bilan: 1 mort, 2 blessés, tous couchés á 20h30 apres avoir englouti 6 litres de soupe á l'alpaga et une truite de 50 kg.


mardi 28 octobre 2008

Jour 4: Trois couilles pour la 12!

On vous passe la visite des différents miradors, moulin, élevage d'alpagas, lamas, terrasses incas et autres billevesées pour aller á l'essentiel.


En espagnol, "cochon d'Inde" se dit "cuy", á prononcer "couille". Si chez nous c'est un adorable animal de compagnie qui fait la joie des enfants, au Pérou, il régale les papilles. Servi á l'écrasée, frit, c'est un mets pauvre en cholestérol á déguster sans modération.

Perso on trouve que y'a quand méme pas grand chose á bouffer...


Avant


Aprés




Et demain, rendez-vous á Cuzco, le passage obligé...

Jour 3: On entre au couvent

Le gros morceau d'Arequipa restera sans nul doute le couvent de Santa Catalina. Cloitres bleus, ocre, rouge... Arcades, fontaines... un petit bijou.


Trois grenouilles dans un bénitier

La cathédrale d'Arequipa

PS Mikaël apprend l'espagnol. Maintenant il sait dire Salida.
Parfois, quand ca lui revient.
PPS Cécile s'apercoit en milieu de journée qu'elle n'a pas mis de pellicule dans son appareil photo et que toutes les photos qu'elle a prises depuis le début du voyage n'existent donc pas. Elle part se jeter dans le fleuve et laisse Mikaël et Jeromo draguer Juanita, la princesse des glaces. En gros, un cadavre congelé.

Jour 2: Les tafioles de la Garde Républicaine ou, Faudrait pas que le Pérou entre en guerre

Petit dej sur la terrasse de l´hotel au milieu des touristes francais, des tortues et des chatons. Certains sont chiants.
Et on parle pas des chats et des tortues.



Fougueux et plein d'entrain, on part découvrir Lima, sa Plaza de armas, sa réléve de la Garde...
Impressionnante chorégraphie millimétrée qui fait plus penser á une oeuvre de Kamel Ouali qu'á une manoeuvre de soldats virils et guerriers.
Cécile apprécie énormément. Jeromo et Paolin, lin, lin patientent patiemment.
Et se moquent.
A part ca le classique: balade en ville, panorama bluffant sur ladite ville á perte de vue, empanada pour la route et zou, on file en avion á Arequipa.
PS Cécile nous a dit qu'il ferait moins 10. Nous voila en combinaison de ski sous 30oC á l'ombre. Jeromo a cuit. Il est rouge comme une écrevisse.
On parlera du cou de Mikaël plus tard.
Cécile est toujours fraiche sous sa polaire.


Des bouteilles d'orangina géantes se sont posées sur Lima


La Plaza de Armas

Et pourquoi voulez vous aller en Inde?

Premiére épreuve
Amsterdam est le meeting point de l'équipe. Jerome est en avance, Mikael et Cecile se retrouvent au hasard des couloirs. Leur mission: retrouver Jeromo.
Ils vont vite, tres vite, trop vite. Apres une course effrenée, avisant la porte d'émbarquement E9, ils se precipitent dans la queue. Ne va pas a Lima qui veut, nos deux comperes sont pris en charge par un inspecteur tatillon.
"D'oú venez-vous? Oú habitez-vous? Pourquoi voulez-vous aller en Inde?"
"Non monsieur, pas India, Lima".
"Ah, non, la vous partez pour Mumbai".

Et voila comment Jeromo a failli partir seul au Perou. Pour 3 semaines ca promet.

Deuxiéme épreuve
Deux équipes s'affrontent dans l'avion: Mikaël, seul et privilégié, Cecile et Jeromo, ensemble certes, mais acculés au desespoir, 12 heures 30... sans télé et avec leur seule conversation comme distraction.
Un cauchemar qui se terminera á l'atterissage quand les écrans maudits s'illumineront enfin: magnifique vol de mouettes pendant deux minutes.
Jeromo et Cecile arrivent lessivés, pour un peu il aurait tué leur compagnon réjoui et gavé de films pendant 12 heures.

Troisiéme épreuve
La malédiction de la télé n'en finit pas. La jupe de Cécile s'accroche dans la télécommande inutile et c'est le drame: la jupe est definitivement défigurée par l'arrachage de la poche arriére.

Quatriéme épreuve
Sur le passage de Mikaël, tous les gens se mettent a chanter... Mikaël ne comprend pas, Mikaël est deconcerté. Paolin, lin, lin... Le refrain sonne comme une sombre litanie, mais que lui veulent donc tous ces gens hilares qui fredonnent?
La réponse, heureusement ne tarde pas: Paolin est une joueur de foot star que tout le monde célébre ainsi... Paolin, lin, lin!
Fallait pas s'appeller Mikaël Paulin non plus...

Sur ce, l'équipe crevée mais néamnoins compléte se jette dans une chambre sans fenetre en plein centre de Lima.